Cas vécus        

 

Camille Cournoyer

 

Camille est animatrice au Camp de vacances SP et au congrès Espoir famille. Son père a la SP. En août dernier, elle a relevé le défi du Vélotour SP en pédalant 184 km et en recueillant 3 800 $.

 

Pourquoi as-tu décidé de participer au Vélotour SP?
Je me suis vraiment inscrite sur un coup de tête! J’ai participé pour la première fois à un voyage de cyclotourisme qui était organisé à l’école. Nous avons fait environ 200 km en trois jours sans entraînement sérieux au préalable. J’ai adoré mon expérience et j’ai réalisé que c’était possible de parcourir de longues distances sans nécessairement être une athlète. En revenant à la maison, je me suis souvenue du Vélotour SP, et moins d’une semaine plus tard, j’étais officiellement inscrite.

Quelle était ta motivation?
Depuis un moment déjà, je désirais faire une collecte de fonds pour la Société de la SP, mais j’ignorais comment m’organiser. Le Vélotour SP était l’occasion parfaite d’amasser des dons. En plus, il me donnait la chance de repartir en voyage de vélo! Évidemment, je pensais à mon père, mais aussi à tous mes amis que je connais depuis des années qui sont dans la même situation que moi. J’avais aussi une pensée pour les jeunes que j’ai eu la chance de rencontrer au congrès Espoir famille ainsi qu’à leurs parents. J’aimerais tellement me réveiller un matin et voir aux nouvelles qu’un remède a été trouvé!
As-tu aimé ton expérience?

J’ai adoré! L’ambiance était à la fête, tout le monde s’encourageait pendant le parcours et était très respectueux. J’ai fait plusieurs rencontres lors des haltes et de la soirée à l’hôtel. Certains parents d’enfants qui viennent au congrès ont pris le temps de venir me parler, et ça m’a fait extrêmement plaisir! Aussi, j’ai vraiment profité de chaque coup de pédale.

Quel est ton meilleur moment de la fin de semaine au Vélotour SP?
L’un de mes moments préférés a été la soirée du samedi soir, surtout lorsque les organisateurs ont dévoilé le montant total amassé : 1 150 000 $! Juste avant, nous avions eu droit à un discours extrêmement touchant de la part d’un homme atteint de SP qui participe au Vélotour SP depuis plusieurs années. Nous étions unis par une cause commune, et ça m’a touchée.



T’étais-tu beaucoup entraînée avant?
Je m’étais un peu entraînée, mais plus ou moins assidûment. Je parcourais 16 km par semaine sur un terrain vallonné. C’est sûr que cette pratique m’a aidée, mais je dois avouer que j’ai sauté une ou deux semaines d’entraînement! Je pense que l’une des meilleures préparations lorsqu’on ne cherche pas à performer, c’est de bien dormir et de bien manger la semaine avant le Vélotour SP.

As-tu trouvé ça difficile physiquement?

Moins que ce que je redoutais! Ma gourde d’eau était toujours remplie, il y avait des haltes pour manger un peu et se reposer, alors je n’étais pas complètement épuisée à la fin de la journée. C’est sûr que vers la fin du parcours, on commence à avoir un peu mal aux cuisses et aux fesses, mais l’important, c’est de respecter ses limites.

Faisais-tu partie d’une équipe?
Je faisais partie de l’équipe Renaissance, qui comptait une vingtaine de personnes. C’est une très bonne amie de ma mère qui m’a proposé de me joindre à elle et à ses coéquipiers. Elle m’a bien conseillée avec ses 20 ans d’expérience du Vélotour SP! Mon cousin s’est également joint à l’équipe, et c’était super de pouvoir pédaler avec un membre de ma famille. J’ai rencontré les autres membres de l’équipe sur place, et ils étaient tous très sympathiques!
Comment as-tu fait pour recueillir personnellement 3 800 $?

J’ai envoyé une centaine de courriels à des membres de ma famille, à des amis et à des personnes du réseau professionnel de mon père. J’ai aussi utilisé les réseaux sociaux pour garder mes amis au courant des progrès de ma collecte.



As-tu trouvé ça difficile de faire cette collecte de fonds?
Oui, parce qu’il y a tellement d’organismes dans lesquels on peut s’impliquer qu’il faut désormais convaincre les gens de donner, mais aussi faire valoir la cause. Néanmoins, j’étais vraiment heureuse de voir que plusieurs personnes contribuaient à ma collecte, et ma motivation ne faisait que grandir! « Qui ne tente rien n’a rien » était mon mot d’ordre!

Prévois-tu participer de nouveau au Vélotour SP l’an prochain?
Dès la fin du parcours, on pouvait s’inscrire au Vélotour SP 2016. Je me suis inscrite! C’était clair pour moi dès les premières minutes de l’événement que je souhaitais renouveler cette expérience. Il y a tant de choix de parcours que tout le monde y trouve son compte. L’ambiance est conviviale et chaleureuse et, bien sûr, c’est une occasion de s’impliquer pour une cause qui nous tient à cœur.

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