Cas vécus        

 

 

Geneviève Tousignant,

infirmière en SP

Geneviève est infirmière à la clinique de SP de l’Hôpital neurologique de Montréal depuis 3 ans. Elle nous parle principalement de son travail auprès des personnes touchées par la sclérose en plaques.

Pourquoi as-tu choisi le métier d’infirmière?

J’ai toujours eu une personnalité assez sociable et j’aime les gens. Dès le secondaire, je savais que je voulais me diriger en médecine. J’ai fait mes sciences pures au Collège de Bois-de-Boulogne. Cependant, la compétition était trop féroce pour que je sois acceptée directement en médecine. Après un an d’études, je ne savais toujours pas ce que je voulais faire. Puis, je suis allée dans un camp d’entraînement de compétition de sauvetage en Caroline du Nord, où j’ai rencontré une infirmière qui m’a beaucoup inspirée. C’est elle qui m’a appris qu’on pouvait faire un bac en sciences infirmières. Dès mon retour, je me suis inscrite à l’Université de Montréal et depuis, je suis passionnée par mon travail!

Comment se déroulent tes journées de travail?

En arrivant le matin, je discute avecle Dr Lapierre, le neurologue, de certains patients. Puis, je jette un coup d’œil rapide à mes courriels. Plusieurs patients préfèrent ce mode de communication. Ensuite, j’essaie de retourner le plus d’appels possible selon leur priorité. Je parle en moyenne à une vingtaine de patients chaque jour. Tout au long de la journée, je tente de rencontrer les patients qui sont venus pour leur rendez-vous de suivi. Heureusement, je ne suis pas toute seule! J’agis aussi comme consultante pour l’urgence : si une personne ayant la SP s’y présente, je suis appelée à l’évaluer et à donner mes recommandations aux médecins et à la famille.

Travailles-tu en équipe avec d’autres professionnels de la santé?

Oui, et une chance qu’ils sont là! Les infirmières travaillent en étroite collaboration avec divers professionnels : neurologues, travailleurs sociaux, neuropsychologues, physiothérapeutes, ergothérapeutes, orthophonistes, psychiatres, etc.

Selon toi, quelles sont les qualités requises pour faire ton travail?

Il faut être très curieux et passionné, car la SP est une maladie complexe. Une bonne dose de créativité et de patience est aussi nécessaire pour faire face aux problématiques que les patients présentent et aux contraintes de notre système de santé.

Qu’est-ce que tu aimes dans ton travail? Qu’est-ce qui te motive?

En premier lieu, les patients : chacun de leurs succès est une source de motivation. Aussi, je côtoie une excellente équipe qui croit en la capacité de leurs infirmières : savoir que je peux compter sur eux contribue à ce que je me sente bien dans mon milieu de travail.

Qu’est-ce que tu trouves difficile?

Le plus difficile pour moi est de voir les gens atteints de SP perdre leurs capacités, ou encore, de voir les familles éclater. On ne s’habitue jamais à ça. Je suis également témoin d’injustices à l’égard de gens qui ont la SP. Par exemple, une mise à pied ou un refus de promotion, et ça me met encore et toujours hors de moi!

De quelle manière fais-tu une différence dans la vie des personnes ayant la SP?

Je crois que les gens apprécient notre disponibilité. La plupart du temps, juste le fait d’être présente et à l’écoute fait une grosse différence. J’essaie de les aider à améliorer le plus possible leur qualité de vie et de les influencer positivement dans leurs habitudes de vie. J’ai développé, au fil des ans, de très belles relations de confiance avec plusieurs. Je me trouve très privilégiée.

Connais-tu personnellement des personnes ayant la SP?

Oui. J’ai dû avoir une chirurgie pour un cancer et mon chirurgien a la SP. Ça fait trois ans que je suis en rémission et c’est grâce à lui. J’ai aussi une amie du secondaire qui en est atteinte. Heureusement, les gens que je connais se portent très bien.

Quels sont tes loisirs?

Je pratique régulièrement la natation, le vélo et la marche. J’ai fait du triathlon durant deux ans. J’adore la lecture, les musées et aller au cinéma. Une partie de ma famille vient de la Gaspésie et lorsque j’en ai l’occasion, je vais à la pêche avec l’un de mes oncles.

As-tu une passion?

Voyager. Visiter d’autres pays et découvrir d’autres cultures est ma plus grande passion! L’été dernier, j’ai eu la chance d’aller en Grèce, en Suisse, en Allemagne et en France.

 

 

 

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