Cas vécus        

 

 

 

Geneviève Dumont

Geneviève a reçu un diagnostic de sclérose en plaques en 2009. Très sportive, elle a su s’adapter petit à petit à la SP et a découvert de nouvelles façons de demeurer active.

 


Quels sont tes principaux symptômes?
Mes principaux symptômes sont la faiblesse dans les jambes, la raideur et les spasmes, souvent dans les jambes. Je n’ai pas vraiment de fatigue. J’ai parfois quelques pertes d’équilibre.

Comment la maladie a-t-elle évolué dans ton cas et comment t’es-tu adaptée?
Au début, je n’avais pas beaucoup de symptômes et j’ai pu continuer mes activités. C’est en 2013 que j’ai ressenti plus de lourdeur et de raideur dans les jambes. J’ai commencé à utiliser une canne pour mes déplacements à l’extérieur. Je n’étais pas contente de devoir utiliser une canne, mais j’ai rapidement vu des progrès sur mon endurance et mon équilibre. En septembre 2014, j’ai eu mon fauteuil roulant.
Je l’utilisais pour magasiner ou pour faire des activités extérieures. C’était pratique puisque je pouvais suivre mon conjoint dans ses sorties. Je me faisais regarder beaucoup, c’est ce qui me dérangeait le plus, mais la qualité de mes sorties était grandement améliorée et je l’appréciais beaucoup. En janvier 2015, je me suis rendu compte que je me fatiguais beaucoup à marcher et que j’avais également plus de pertes d’équilibre et de douleurs musculaires qu’avant. J’ai donc commencé à utiliser mon fauteuil roulant pour toutes mes sorties. À la maison, j’utilise un déambulateur.

Quelles activités faisais-tu avant et quelles nouvelles activités as-tu découvertes?
Je faisais beaucoup de ski alpin. J’étais monitrice et j’adorais passer mes fins de semaine sur la montagne. J’ai enseigné le ski jusqu’à l’hiver 2012 et j’ai skié debout jusqu’à l’hiver 2013. Mais je commençais à être trop fatiguée, je n’arrivais plus à lever mes jambes et je commençais à avoir peur de tomber. C’est à l’hiver 2014 que j’ai commencé à faire du ski adapté.

Dévaler les pentes, recevoir de la neige dans la face, monter dans les chaises et voir le paysage me rendaient tout simplement heureuse. Pour moi, il n’y a pas de changements entre le ski normal et le ski adapté.

Une autre de mes passions était le karaté. Ceinture noire, j’avais commencé à l’enseigner et je maîtrisais de mieux en mieux cet art. J’ai fait du karaté jusqu’en 2012, et j’ai dû abdiquer, car je n’arrivais pas à suivre les cours et j’avais de la difficulté à retenir les routines, les enchaînements, le vocabulaire. Ça me frustrait et je n’avais plus de plaisir. J’ai changé pour l’aquaforme. C’est une activité de groupe au cours de laquelle je peux aller à mon rythme et faire presque tous les mouvements. Je fais également du tennis adapté.

Quelle est ton activité préférée?
J’aime beaucoup faire du ski nautique. C’est facile et ça donne tout plein de sensations selon la vitesse du bateau et les vagues. J’aime aussi le ski alpin, mais c’est plus exigeant et j’aimerais en faire plus par moi-même, mais je ne suis pas encore assez confiante. Je dois continuer de travailler pour pouvoir le faire un jour par moi-même.

Fais-tu ces activités avec d’autres personnes?
Je fais toutes mes activités avec mon conjoint. Souvent, il devient bénévole, car tant qu’à aider une personne, il peut en aider plus! Ça nous permet de nous rapprocher et de pouvoir passer du temps ensemble. Je pratique la plupart de mes activités en groupe, et ce sont souvent toutes des personnes avec un handicap qui composent les groupes, mais pas nécessairement des gens atteints de SP.

Quel est ton plus grand rêve?

Comme toute personne ayant la SP, j’aimerais bien qu’on découvre un remède! En fait, j’aimerais juste pouvoir remarcher un peu, ce qui me permettrait d’avoir plus de facilité à aller chez des amis ou chez les membres de ma famille.


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