Cas vécus        

 

 

Ginette Gagnon

Ginette travaille pour la Section Lac-Saint-Jean de la Société de la SP depuis 12 ans. Elle nous parle de son travail, de son implication pour la cause et de ce qu’elle aime dans la vie.


Connaissais-tu des gens touchés par la SP auparavant? As-tu des proches qui sont touchés par cette maladie?
Au secondaire, j’ai eu un professeur de mathématiques qui avait la SP. Au début de l’année, il marchait avec une canne, et vers la fin de l’année, il se déplaçait avec une marchette. Tout le monde voulait l’aider à porter ses choses. C’était un bon professeur même s’il avait un peu de misère à écrire au tableau. C’est donc à l’école que j’ai eu mon premier contact avec la SP. Personne n’a la SP dans ma famille, mais j’ai des amis qui sont atteints de cette maladie.

En quoi consiste ton travail?
Il n’y a pas une journée qui se déroule de la même façon. Je fais du travail de bureau, je prépare les activités de la section : Marche de l’espoir, Campagne de l’œillet SP, etc. Je vais à la rencontre des gens atteints de SP, je réponds au téléphone à des personnes qui veulent avoir de l’information ou tout simplement jaser de la SP. Je participe à des réunions afin de mieux me renseigner sur les progrès de la recherche. Je suis aussi membre de plusieurs comités de travail à l’intérieur de la grande famille de la Société de la SP au Québec.

Travailles-tu en équipe avec d’autres personnes?
Oui. Je travaille avec mes collègues des autres sections locales. Nous aimons nous entraider. Il y a aussi des bénévoles qui m’aident dans la réalisation d’activités. Pour la Campagne de l’œillet SP, par exemple, il faut beaucoup de petites mains pour préparer nos 10 000 œillets. Pour la préparation de la Marche de l’espoir, je travaille avec un comité de bénévoles. Parfois, des membres de ma famille aident au déroulement d’activités. C’est très important d’avoir des bénévoles pour les campagnes de financement. Toute seule, je ne peux tout faire, et on travaille tellement bien dans la bonne humeur et en groupe.


Qu’est-ce qui te motive dans ton travail?
Je suis une fille qui aime rire et avoir du plaisir dans mon travail. Lorsque je suis avec des personnes atteintes de SP et que je réussis à les faire rire, leur faire oublier la maladie, c’est une grosse vague de satisfaction pour moi.

Quand je peux aider, même pour des petites choses, je suis heureuse dans mon travail. Parfois, certaines personnes me remercient pour ce que j’ai fait pour elles. Elles me disent qu’elles sont mieux outillées pour vivre avec la SP, grâce à mes interventions. C’est valorisant et ça m’encourage à faire toujours mieux dans mon travail.

Quand je peux aider, même pour des petites choses, je suis heureuse dans mon travail. Parfois, certaines personnes me remercient pour ce que j’ai fait pour elles. Elles me disent qu’elles sont mieux outillées pour vivre avec la SP, grâce à mes interventions. C’est valorisant et ça m’encourage à faire toujours mieux dans mon travail.


Qu’est-ce que tu trouves difficile?
Le plus difficile, c’est lorsqu’une personne me téléphone ou vient me rencontrer et qu’elle me raconte qu’elle vient de recevoir un diagnostic de SP et qu’elle ne sait pas quoi faire. Ce n’est pas facile, mais en écoutant la personne, je trouve toujours les bons mots pour la réconforter, la rassurer et dédramatiser la SP. À la fin de ma journée de travail, c’est parfois difficile de fermer la porte et de laisser derrière moi les émotions de la journée.

Est-ce que tu t’impliques également personnellement pour la cause?
J’essaye de participer le plus possible aux activités organisées pour amasser de l’argent pour la Marche de l’espoir : souper-spaghetti, ventes de garage, méchouis, dîner hot-dog, etc. Je me suis engagée à faire le prochain Vélotour SP en août 2014. Quand j’étais jeune, j’adorais faire du vélo. Je pouvais rouler plus de 2 000 km durant les vacances scolaires. Je me suis racheté un vélo de route et depuis le mois de janvier, je m’entraîne sérieusement. Le Vélotour SP, c’est 150 km en deux jours. Je veux le faire en pensant à toutes les personnes atteintes de SP de ma région et de tout le Québec. En plus de pédaler pour la cause, je dois amasser de l’argent pour la recherche. Je vise 1 000 $ et plus. Je vais faire équipe avec des collègues qui travaillent pour la grande famille de la SP du Québec.

Quel message aimerais-tu transmettre aux jeunes dont un parent a la SP?
Je sais que ce n’est pas toujours facile de faire certaines tâches à la maison ou de voir que ta mère ou ton père ne peut pas être présent dans certaines de tes activités. Des fois, c’est frustrant pour toi. Mais quand ta mère ou ton père fait quelque chose de plaisant pour toi, remarque comment tu aimes ça! C’est la même chose pour tes parents. Un sourire, un merci, un petit coup de main, ça fait grandir.

Quels sont tes loisirs? As-tu une passion?
J’aime beaucoup la photographie. Je prends des photos dans des activités de la SP. Tu m’as d’ailleurs peut-être déjà rencontrée dans un congrès Espoir famille. Je suis également une passionnée des chats. J’ai une petite chatte qui se nomme Lady, et c’est une vedette sur ma page Facebook. J’aime la lecture et l’informatique. J’aime aussi regarder des documentaires à la télé et prendre des marches, avec une amie ou avec le chien de ma tante. J’adore écouter de la musique dans mon auto quand je voyage et aussi à la maison.

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