Cas vécus        

 

 

Josée Vigneault

 

Josée est infirmière depuis 25 ans et travaille auprès des personnes qui ont la SP depuis 15 ans. Une de ses cousines et une de ses bonnes amies ont la SP. Outre son travail à la clinique de SP à Trois-Rivières, Josée s’implique bénévolement dans de nombreux projets au profit de la Société de la SP. Elle vient de relever le défi du Camp de base de l’Everest.

En quoi consiste ton travail au quotidien?
Je rencontre les personnes qui ont la SP avant leur rendez-vous avec le neurologue afin d'identifier leurs problématiques. Je retourne des appels téléphoniques. Je veille à ce que les protocoles de chacun des traitements soient suivis à la lettre et je veille au suivi des analyses de laboratoires en cours de traitement. Je rédige les différents protocoles, j’effectue les suivis avec les CLSC et d’autres établissements de santé par rapport aux besoins identifiés lors des visites des patients à la clinique. Au besoin, je les aide dans d'autres problèmes que la SP à titre préventif et parfois, s’ils n'ont pas de médecin de famille, je les dirige vers les bons services.

Qu’est-ce que tu aimes dans ton travail?

Le contact et la proximité avec les personnes atteintes de SP. Avoir le privilège de travailler avec eux et parfois leur famille pour évaluer leurs besoins et les aider à évoluer. Je sens la confiance des gens à me raconter leurs difficultés, leur peine mais aussi leurs joies et leurs bons coups.
Comment s’est passé pour toi le trek vers le Camp de base de l’Everest?

Dépaysant! Le trek s'est bien déroulé, j'étais très bien préparée avant le départ et j’ai une excellente forme physique. Par contre, je tolère difficilement l'altitude (maux de tête surtout nocturnes et nausées). Mes nuits ont donc été très courtes. Ce voyage m'a permis de faire à un moment donné certains parallèles avec ce que vivent les personnes atteintes de SP quand leur niveau d'énergie est à son plus bas.



Quels autres défis as-tu relevés ces dernières années pour la SP?
L'ascension du Kilimandjaro en 2011 et de l'Acotango, en Bolivie, en 2012. J'ai fait la Traversée des Alpes en vélo en 2013. J'ai participé aux Tri-défis SP (triathlon), aux Marche de l'espoir, aux Vélotours (dont les deux en 2014).

As-tu d’autres projets en tête?
Peut-être la Traversée des Pyrénées en vélo en 2015. Je travaille présentement sur un guide qui sera utile aux médecins de famille, aux différents centres et personnes qui œuvrent auprès des gens atteints de SP. J’aimerais aussi m'impliquer sur le dossier des aidants naturels et un jour, si j'ai de l'appui, recueillir des fonds qui permettraient la mise sur pied d'une résidence pour les personnes qui sont malheureusement plus sévèrement atteints de la maladie et qui se retrouvent souvent dans des résidences non adaptées à leur besoin et à leur âge.

Comment fais-tu pour recueillir des fonds pour la SP?

Je fais preuve d'imagination! En 2011 pour le Kilimandjaro, j'offrais aux entreprises d'apposer le logo de leur compagnie sur ma voiture et plus le montant était important, plus le logo l'était aussi. Je fais des ventes de hot-dogs où l'on me fournit les denrées gratuitement pour que les profits soient a 100 %. J'ai également amassé différents prix dans des commerces de la régions et pour chaque 5 $ reçu en dons, je remettais une chance de gagner un de ces prix. Je sollicite aussi les compagnies pharmaceutiques. Je participe à des concours qui offrent des dons pour des projets comme le mien.

 



Qu’est-ce qui te motive à réaliser tous ces défis?
Trouver un moyen de guérir la maladie. Je voudrais pouvoir assister à l'annonce du remède et voir le sourire sur tous les visages des gens touchés par la SP et ceux de leur famille. Je suis persuadée que nous y sommes tout près. Je sais très bien que ce que j'amasse n'est qu'une goutte dans l'océan par rapport à ce que nous avons besoin pour combler les besoins en recherche, mais je crois fermement, qu'ensemble, nous y parviendrons.

 


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