Cas vécus       

 

Laurence Drouin

 

Laurence, âgée de 19 ans, étudie au cégep en gestion de commerce et habite à Mont-Saint-Grégoire, en Montérégie. Sa mère a la SP depuis plus de 20 ans. Laurence s’implique auprès de la Société de la SP depuis 3 ans en organisant un tournoi de volley-ball.

Quels sont les principaux symptômes de ta mère?
Ses principaux symptômes sont des pertes d’équilibre et une grande fatigue. Elle doit donc se déplacer à l’aide d’une canne, même à la maison. Ma mère ne peut pas passer une journée sans faire une petite sieste en après-midi, sinon elle ne finirait jamais ses journées. Elle est beaucoup plus en forme au lever, le matin, qu’au souper, le soir.

Comment vis-tu cela?
La maladie de ma mère me touche beaucoup, car je vois qu’elle souffre parfois, ce qui n’est pas toujours facile pour une famille. Par contre, nous aidons énormément ma mère à traverser les moments les plus difficiles.

Trouves-tu que ta vie est différente de celle d'autres jeunes de ton âge?
Je ne trouve pas que ma vie est tellement différente, car ma mère et notre famille prennent très bien le fait qu’elle soit malade. Ma mère est encore très autonome, et cela ne me différencie pas des autres. Par contre, elle ne peut plus faire les activités comme elle les faisait avant. Par exemple, quand je vois des jeunes de mon âge en ski avec leurs parents, je me dis que je ne serai jamais accompagnée de ma mère dans des activités comme celle-là. Mais ma mère se trouve d’autres passe-temps et d’autres moments pour être avec nous.

En parles-tu à tes amis?
Il m’arrive quelquefois d’en parler avec mes amis. Quelques-uns sont curieux ou essaient d’en savoir plus sur la maladie. Mais si mes amis ne m’en parlent pas, c’est rare que j’amène ce sujet dans la conversation. J’ai l’impression que la sclérose en plaques est méconnue des jeunes de 15 à 20 ans.

De quelle façon t’impliques-tu auprès de la Société de la SP?
J’organise des tournois de volley-ball de niveau compétitif, et tous les fonds que j’amasse sont directement versés à la Société canadienne de la SP. J’organise cette activité, car je sens que je fais quelque chose d’utile pour la société et, du même coup, j’espère pouvoir faire avancer la recherche pour ainsi peut-être guérir ma mère. Les tournois que j’organise joignent véritablement l’utile à l’agréable, car les joueurs de volley-ball se cherchent constamment des tournois auxquels ils peuvent participer. En 2013, le tournoi de volley-ball a permis d’amasser environ 2100 $. Je suis très fière de cette belle somme.


As-tu d’autres projets de bénévolat?
Je compte réorganiser encore et encore le Tournoi de Volley-ball Laurence Drouin, car c’est un plaisir pour moi d’organiser cet événement, surtout quand les gens participent et ont du plaisir à jouer. Je vais probablement aussi organiser cet été un tournoi de volley-ball de plage à la demande des participants à mon dernier tournoi.

Pourquoi fais-tu du bénévolat?
Je fais du bénévolat parce que j’aime aider les autres sans avoir quelque chose en retour. Dans la vie, il faut savoir être capable de travailler sans recevoir d’argent en retour. Le bénévolat est très important pour moi, c’est toujours une valeur que j’ai eue en moi et que j’aimerais transmettre au prochain. Le bénévolat m’apporte de la confiance et du dévouement. J’aime le bénévolat et je ne compte pas arrêter d’en faire, surtout que ce geste pourrait guérir ma mère.

Sais-tu ce que tu aimerais faire comme métier?
J’aimerais beaucoup ouvrir mon propre commerce. Je ne sais pas encore en quoi, mais c’est vraiment quelque chose qui m’intéresserait. J’aime prendre mes propres décisions et j’aime travailler avec la clientèle.

Quels sont tes loisirs?
Je suis une personne très sportive, je fais du soccer, du volley-ball et de l’entraînement physique. C’est très important pour moi de dépenser de l’énergie et de me surpasser dans quelque chose. Par ailleurs, je travaille dans une boutique de vente de charcuterie et cela est comme un loisir pour moi, car j’adore ce travail.

As-tu un rêve?
Le plus beau rêve pour moi serait de bâtir ma propre famille avec mon copain. C’est vraiment un désir que j’ai depuis quelque temps, mais en raison de mon jeune âge et de mon statut d’étudiante, ce sera pour plus tard. Mais je sais que mon rêve deviendra un jour réalité.

 

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