Cas vécus        

 

Rebecca et Véronic

 

Rebecca et Véronic ont participé au 1er Camp de vacances SP en 2007, aux retrouvailles en 2010 et à un autre camp SP cet été. Leur mère respective a la SP. Malgré la distance qui les sépare, elles ont tissé de beaux liens d’amitié.

Comment vous adaptez-vous à la SP dans votre famille?

R. On offre plus notre aide à notre mère et les activités familiales ont changé de style, car ma mère ne peut pas marcher aussi longtemps qu’avant et ne peut pas aller n’importe où.

V. Ma sœur et moi faisons la vaisselle et passons l’aspirateur. Nous avons réduit les activités physiques avec notre mère. Nous faisons tout de même des sorties, mais devons nous arrêter pour prendre une pause de temps en temps.

Est-ce que vous trouvez cela difficile?

R. C’est sûr que ce n’est pas la vie simple et sans contrainte, mais au moins, cela s’est amélioré depuis le début, on s’y est habitué.

V. Ce n’est pas toujours facile d’accepter la maladie, mais on doit vivre avec, on n’a pas le choix. On vit au jour le jour en se disant qu’il faut profiter de l’instant présent, même si ce n’est pas exactement comme on voudrait.


Que vous apporte le Camp de vacances SP?

R. Le Camp nous permet de rencontrer des personnes qui vivent presque la même chose que nous, d’apprendre plus de choses sur cette maladie, de comprendre comment les autres vivent avec la SP et de pouvoir passer une semaine à un camp en donnant du repos à nos parents.

V. Le Camp, c’est tellement extraordinaire! On développe des amitiés très fortes, on voit qu’on n’est pas seul, qu’il y a enfin des personnes qui peuvent réellement comprendre ce qu’on vit. Le Camp nous permet vraiment de mieux comprendre ce que notre parent traverse. Il nous apporte aussi du réconfort, car parfois, même si on n’ose pas le dire, la SP peut nous faire peur, nous rendre triste, nous faire sentir seul.

Qu’est-ce qui a changé dans vos vies depuis quatre ans?

R. J’ai grandi, ma façon de penser a changé et mes besoins aussi. En général, notre vie a beaucoup changé, et en mieux, car nous sommes plus responsables et ma mère a moins de symptômes qu’au début, alors c’est beaucoup plus facile pour nous tous.

V. Je comprends vraiment mieux cette maladie. Je vois aussi que je ne suis pas la seule à vivre ça. Le Camp m’a fait grandir aussi, car là-bas, on n’en apprend pas juste sur la SP, mais aussi sur un tas d’autres choses qui vont nous servir toute notre vie.


Quel est votre meilleur souvenir du Camp, cette année?


R. Le soir, quand on était toute la gang ensemble et qu’on parlait de tout et de rien. Je n’oublierai jamais nos câlins collectifs avant d’aller nous coucher.

V. Lorsque nous nous sommes retrouvées au début du camp, nous étions très contentes. Il est presque impossible de ne nommer qu’un seul souvenir, puisque nous avons tellement passé tout plein de beaux moments.

Comment votre amitié s’est-elle développée?

R. Au premier camp, en 2007, nous ne nous parlions pas beaucoup et nous n’avions pas gardé contact, mais lors des retrouvailles en 2010, nous sommes devenues de très bonnes amies, puis nous avons gardé contact grâce à nos cellulaires et à MSN.

V. Lorsque nous avons su que nous retournions toutes les deux au Camp cet été, nous étions folles de joie. Comme nos mères vivent presque la même situation, nous comprenons facilement ce que l’autre vit.

Nous nous parlons régulièrement, en fait, même quotidiennement depuis le dernier Camp, et si nous avons quelque chose, nous n’avons pas peur de nous en parler.



Quelles sont vos passe-temps? Avez-vous une passion?

R. Mon passe-temps, c’est la lecture ou parler avec mes amis, mais je n’ai pas réellement de passion, je fais un peu de tout, en fait, j’essaye plein de trucs.

V. Ce que j’adore faire, c’est du « cheerleading » et de la danse. Ce qui est amusant, c’est que ce sont deux choses que Rebecca aime faire aussi!

Que faites-vous pour vous changer les idées si vous ne vous sentez pas bien?

R. J’écris, je lis ou je parle avec mes amis.

V. Je danse. Lorsque l’on danse, on oublie tout, on ne fait que penser à la chorégraphie. Sinon, je me confie à des amis, car lorsqu’on ne va pas bien, il ne faut pas garder ça à l’intérieur, ça fait toujours du bien d’en parler avec quelqu’un, comme Rebecca.

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