Cas vécus        

Carole et Louis au sommet du Kili!

 

Carole Corson, rédactrice du magazine Les nerfs! et Louis Adam, directeur général de la Société de la SP (Division du Québec), ont participé au Défi Kilimandjaro SP. Ils nous racontent leur aventure.

Pourquoi avez-vous décidé de vous lancer dans ce Défi?

L. D’abord, à titre de directeur général, je voulais encourager la participation d’autres grimpeurs. Je voulais aussi amasser le plus d’argent possible pour la recherche et les services, et me motiver à me remettre en forme physiquement.

C. Je travaille à la Société de la SP depuis 10 ans et pendant tout ce temps, j’ai fait la connaissance de nombreuses personnes touchées par la SP. C’était un rêve pour moi de monter le Kilimandjaro et l’occasion était unique de réaliser ce défi pour la cause qui me tient le plus à cœur.


Quelle était votre plus grande crainte avant de partir?

L. Ma plus grande crainte était de ne pas être assez en forme pour atteindre le sommet. Aussi, j’avais peur d’avoir le mal de l’altitude et d’être malade.

C. Moi aussi, j’avais peur de ne pas me rendre au sommet à cause du mal des montagnes. Je craignais de devoir redescendre, non pas par choix mais par obligation si ma vie était en danger.

Finalement, avez-vous été malades?

L. Je n’ai pas été malade, sauf quelques malaises, comme de légers maux de tête et quelques étourdissements.

C. J’ai eu différents maux tout au long de l’aventure, mais le plus pénible a été la journée du sommet. J’ai été malade en me levant à 2 h 30 du matin et j’ai eu mal au cœur tout le reste de la journée.


Qu’est-ce que vous avez trouvé le plus difficile?

L. La nuit à essayer de dormir dans le cratère à 5 700 mètres, soit la dernière nuit avant la montée finale vers le sommet. Il faisait très froid… -18°C, tout était glacé et l’oxygène était plus rare.

C. La montée finale vers le sommet. Il ne restait qu’une heure et demie à monter, mais mon corps était dans tous ses états. Chaque pas me demandait un effort énorme.

Avez-vous vu des animaux pendant le voyage?

L. Oui, on a eu la chance de voir de magnifiques girafes, des zèbres, des buffles, des singes, tous ces animaux en liberté dans un paysage magnifique.

C. Et aussi des éléphants, des lions, des gnous, des antilopes, des hyènes et bien d’autres pendant le safari juste après le Kili.


Quels étaient vos sentiments au sommet?

L. C’était toute une satisfaction au sommet, mais le plus curieux, c’est que sur le coup, on n’en prend pas vraiment conscience. Tout se passe assez vite. J’ai eu des pensées pour plusieurs personnes atteintes de la maladie qui espèrent chaque jour une solution, et pour les donateurs qui m’ont appuyé dans ce projet.

C. C’était très émotif au sommet. Nous sommes tous tombés dans les bras les uns des autres, les larmes aux yeux. Je suis vraiment allée au bout de moi-même pendant cette aventure en pensant aux personnes atteintes de sclérose en plaques pour qui chaque jour est un défi.


Quel est votre meilleur souvenir du Défi?

L. Après le sommet et une descente de
2 000 mètres, les cuisiniers sont arrivés sous la tente au souper en chantant, avec un magnifique gâteau pour souligner notre réussite. L’atmosphère était à la fête et à la célébration, et tout le monde a chanté avec les Tanzaniens.

C. L’image qui est à jamais gravée dans ma mémoire, c’est lorsque j’ai vu la fameuse pancarte du sommet apparaître devant nous au lever du soleil. C’était l’aboutissement de notre aventure après un an et demi de préparation physique et de collecte de fonds : un moment magique!

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