Cas vécus        

 

Alexander Normandin

Une Super Personne

À l’automne 2007, à l’âge de 24 ans, Alexander a reçu un diagnostic de sclérose en plaques. Il venait à peine de commencer sa troisième année d’études en médecine à l’Université McGill.

Comme il travaillait plus de 12 heures par jour à l’hôpital, il n’a pas accordé beaucoup d’importance à ses premiers symptômes, se disant que c’était probablement relié à la fatigue. Mais quand tout le côté gauche de son visage est devenu engourdi, il n’a pas eu d’autre choix que d’aller consulter. Le neurologue lui a annoncé qu’il avait la SP.

Alexander s’est alors posé bien des questions sur sa vie et a décidé de faire attention à sa santé, en se couchant plus tôt et en faisant de l’exercice. Il a mené la belle vie deux mois aux Bahamas, où il allait courir sur la plage et nager. Il est revenu à Montréal en meilleure forme et prêt à relever les défis qui l’attendaient.

Il a recommencé ses études et ses stages à l’hôpital. Il s’est aussi mis à l’entraînement au gymnase et à courir sur un tapis roulant chaque jour. Mais petit à petit, il lui était de plus en plus difficile de courir et des troubles de l’équilibre ont finalement rendu cet exercice impossible. Après ses journées de travail, il était parfois trop fatigué pour se rendre à sa voiture et devait s’asseoir sur le bord de la route jusqu’à ce qu’il ait la force de s’y rendre.

Il s’est rapidement rendu compte que la maladie continuait à évoluer. On lui a annoncé qu’il avait une forme de SP qui évoluait très vite, que le traitement qu’il prenait n’était pas efficace pour lui et qu’il serait probablement en fauteuil roulant dans quelques années. On lui a alors parlé d’une autre option : faire partie d’une étude sur la greffe de moelle osseuse.

Alexander a fait le choix de se battre et a accepté d’aller rencontrer le neurologue responsable de cette étude à Ottawa dès le lendemain! Il a accepté de faire partie de l’étude et a supporté courageusement de nombreux effets secondaires, avec le soutien de sa conjointe et de ses proches. Il a très bien répondu aux traitements qu’il a reçus. Ceux-ci ont stoppé l’évolution de la maladie et lui ont même permis de récupérer. Il a ainsi pu passer un examen de médecine et se sent de plus en plus fort chaque jour.

Bien qu’il ignore ce que le futur lui réserve, Alexander dit avoir appris à quel point la patience et la capacité de vivre un jour à la fois sont importantes. Il apprécie tout le soutien qu’il a reçu et il sait que quoi qu’il arrive, il sera fort. Il sait aussi qu’il y a
10 ans, les médecins n’auraient rien pu faire pour lui et que c’est grâce à la recherche qu’il va mieux aujourd’hui. Il n’hésite pas à raconter son histoire, qui donne de l’espoir à toutes les personnes qui ont la SP et à leur famille.

 

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© Société canadienne de la sclérose en plaques (Division du Québec) 2009