Cas vécus        

Témoignage de Stéphanie

Je m’appelle Stéphanie, j’ai 16 ans et ma mère, séparée de mon père, a la sclérose en plaques depuis 4 ou 5 ans. Enfin, c’est à partir de ce moment-là que je m’en suis vraiment rendu compte. Du jour au lendemain, elle a eu des difficultés pour se déplacer, pour faire ses tâches ménagères. Elle a commencé à demander de l’aide à son entourage et à moi-même.

Aujourd’hui, pour des courtes distances, elle doit se déplacer avec des béquilles et pour les longues distances, je la pousse en chaise roulante. Je dois l’aider quoi qu’elle fasse et où qu’elle aille.

Ce n’est pas toujours facile d’avoir quelqu’un de malade chez soi. Mais cette situation, je la connais depuis que je suis toute petite car mon grand-père souffre également de cette maladie. C’est parfois très agaçant quand on est ado, d’avoir en plus de l’école un tas de choses à faire une fois rentré à la maison. Je vois mes amis qui ne font pas autant que moi. C’est ennuyant de devoir toujours veiller sur quelqu’un, mais je me dis que c’est pour aider ma mère et donc j’essaie de ne pas râler, de ne pas m’énerver, de prendre sur moi-même et de faire ce qu’elle me demande (je râle malgré tout parfois!!!).

Je me sens souvent triste de la voir dans cet état, de voir qu’elle ne peut pas faire la même chose que les autres. La plupart du temps ça me donne envie de pleurer, mais je sais qu’on ne peut rien y faire. J’espère juste qu’un jour, elle ira mieux, même si je sais que ce n’est pas vraiment possible. Ce que je peux faire, c’est rester auprès d’elle afin qu’elle ne se sente pas trop seule ou trop malheureuse… Mais je me demande, plus tard, quand je ferai ma vie, que deviendra-t-elle?

Stéphanie

Source : La Clef, Ligue Belge de la Sclérose en Plaques

 

Il est normal que tu aies parfois des inquiétudes par rapport à l’avenir de ton parent. Bien entendu, tu peux apporter beaucoup d’aide à la maison, mais ce n’est pas la responsabilité des enfants de prendre soin de leur parent. Même s’il est important pour les membres d’une même famille de s’entraider, tu dois garder de la place pour vivre ta propre vie : aller à l’école, avoir des amis et préparer ton avenir.

Carole et Nadine
Société de la SP

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