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L’astronomie : à la découverte du ciel


Observer le ciel la nuit est l’une des plus anciennes activités de l’humain. Les cycles de la Lune sont à la base des premiers calendriers découverts par les archéologues. Le mot « astronomie » provient de deux mots grecs : « astron » qui veut dire étoile et « nemein » qui signifie « nommer ».

Regarder les points lumineux du ciel la nuit et tenter de les reconnaître a intéressé l’homme à toutes les époques de l’histoire. Ce n’est donc pas étonnant qu’il y ait encore de nombreuses personnes qui s’adonnent de nos jours à cette activité fascinante. Cependant, pour bien s’amuser lors d’une sortie d’astronomie, il faut s’y préparer. Voici quelques renseignements importants pour profiter au maximum de cette activité estivale qui se pratique bien en famille.

Observer le ciel

Cela peut paraître évident, mais la meilleure méthode pour observer le ciel est avec nos yeux, tout simplement. C’est de cette manière que l’on a pratiqué l’astronomie pendant des siècles! On n’a pas nécessairement besoin d’un télescope, mais des jumelles peuvent nous révéler des étoiles impossibles à voir à l’œil nu. L’avantage des jumelles est que plusieurs familles en ont déjà et que si on veut en acheter, on pourra s’en servir à d’autres fins.

Pour bien voir les étoiles, il faut laisser ses yeux s’habituer à l’obscurité. Ils ont la capacité de s’adapter à l’absence de lumière si on leur laisse le temps. Pour ce faire, il faut éviter de regarder de la lumière blanche pendant quelques minutes. Si on a besoin d’une lampe de poche pour voir où on marche, il suffit d’y ajouter un filtre rouge. On peut le faire avec un tissu rouge qu’on fixera au bout de la lampe de poche avec un élastique ou de la ficelle.

On doit aussi tenter de trouver un endroit où il n’y a pas de lumière autour de nous. C’est parfois difficile, surtout lorsqu’on habite dans une grande ville, car il y a beaucoup de pollution lumineuse. C’est une expression qui désigne la grande quantité d’éclairage (souvent superflu) que l’être humain utilise. Par exemple, la prochaine fois que tu passeras le soir dans une avenue où se trouvent plusieurs commerces, remarque la grande quantité de lumière utilisée. C’est surprenant quand on prend la peine de regarder! Toute cette lumière nous empêche de bien voir les étoiles et il faut s’en éloigner le plus possible.

Pour ce faire, un cherche-étoile est recommandé. Un cherche-étoile tient compte de l’endroit où on est et de l’heure à laquelle nous faisons l’observation. C’est comme une carte du ciel, mais puisque la Terre ne cesse de tourner, l’heure d’observation est importante. Il y a des cherche-étoiles sous forme de livres que tu peux emprunter à la bibliothèque et il est possible d’en trouver sur Internet. Un des plus employés et gratuits est Stellarium. Pour le trouver, fais une recherche sur Google et suis les instructions de téléchargement. Il est facile d’utilisation et en français.

Maintenant muni d’un cherche-étoile, il est facile de reconnaître les principales constellations comme la Grande Ourse, le Lion ou Cassiopée. À partir de ces informations, on peut identifier plusieurs autres étoiles ou planètes et lorsque la visibilité est bonne, on peut même voir la Voie lactée. Celle-ci est semblable à un voile blanc qui s’étend dans le ciel noir comme un foulard. C’est notre propre galaxie que nous voyons de l’intérieur, mais il ne doit pas y avoir de pollution visuelle pour l’apercevoir. Enfin, il ne faut pas oublier de consulter la météo si on planifie une sortie d’astronomie. Le ciel doit être dégagé ou avec peu de nuages si on veut admirer quelques étoiles.

Il est plus intéressant et sûr de faire cette activité en famille, car c’est plus facile de reconnaître les étoiles en groupe. De plus, il ne faut pas oublier qu’il fait noir quand on pratique cette activité; il ne faudrait pas se perdre!

Mieux voir dans le noir
L’œil a des capacités d’adaptation étonnantes pour bien voir dans l’obscurité. Deux phénomènes physiologiques opèrent pour utiliser le peu de lumière disponible.

Premièrement, la pupille (le point noir au centre de l’œil) s’ouvre plus grand pour laisser passer le plus de lumière possible. Cette action survient presque instantanément, sans qu’on ait à y penser.

Dans un second temps, un phénomène biochimique s’opère dans la rétine (partie arrière de l’œil), qui est munie de cônes pour différencier les couleurs et de bâtonnets pour percevoir la lumière. Si on patiente entre 15 et 30 minutes dans l’obscurité, la rétine se place en « mode nocturne » et la vision est nettement meilleure. Des étoiles avec une faible luminosité deviendront alors visibles.

Mais attention : il suffit d’un éclat de lumière blanche (une lampe de poche sans le filtre rouge, par exemple) pour que l’œil revienne à la case départ et perde cette sensibilité améliorée. Pour retrouver cette adaptation à la vision nocturne, il faut à nouveau attendre entre 15 et 30 minutes. C’est un peu long, mais la différence est frappante!

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