Histoire de la SP       

 

Histoire de la SP, 3e partie

À partir du moment où une maladie est reconnue et identifiée, les médecins peuvent la déceler et tenter d’aider les personnes qui en sont atteintes.

C’est ce qui s’est produit avec la sclérose en plaques un peu partout dans le monde. Le Dr William Moxon, d’Angleterre, présenta 8 cas en 1875 et appela la maladie sclérose insulaire.

Au Canada, c’est le Dr William Osler qui s’exprimait en ces termes en 1879 : « Messieurs, ce soir, je souhaite porter à votre attention une forme de maladie cérébro-spinale qui n’a pas été encore soumise à l’attention de notre société, et dont, selon ce que je sais, aucun cas n’a été rapporté dans ce pays. »

Le Dr Osler présenta devant la Société médico-chirurgicale de Montréal trois cas qu’il considérait comme représentatifs des trois stades de la sclérose en plaques. Il expliqua, lors de cette présentation, qu’il venait de lire un article sur la sclérose en plaques dans une revue médicale lorsqu’il examina le cas de F. H., âgé de 26 ans. Ce patient avait des symptômes qui coïncidaient avec la description de l’article (tremblements marqués, élocution lente et système sensitif normal). Le diagnostic semblait très clair à ses yeux, et ce fut d’ailleurs confirmé à Londres quelques années plus tard.
Même s’il ne s’intéressa que peu à la nature de la maladie et aux traitements, le Dr Osler observa chez quelques personnes des symptômes bien précis. Sa manière d’expliquer les maladies était d’ailleurs très appréciée de ses étudiants de l’Université McGill, qui était alors reconnue comme l’une des meilleures universités d’Amérique du Nord pour la médecine.

Il publia en 1892, Principles and Practice of Medicine, où il décrit brièvement la sclérose en plaques. Selon lui, le diagnostic des personnes en phase avancée est relativement facile à poser, mais la maladie est très facile à confondre à ses premières manifestations.

Peu de traitements sont conseillés dans cet ouvrage, car à l’époque, la recherche n’était pas avancée.

Dans l’édition révisée de 1910 de cette publication, le Dr Olser s’entoure de collaborateurs, dont Edwin Bramwell, qui écrit un chapitre sur la sclérose en plaques en dix-huit pages. Il y est question des formes de SP, du pronostic, des rémissions et des traitements (ceux-ci se sont toutefois révélés inefficaces). On propose, entre autres, l’utilisation d’arsenic (utilisé à l’époque comme médicament du système nerveux central). On y discute de recommandations pour un mode de vie sain et on suggère d’éviter les grossesses et les bains chauds. Plusieurs autres livres importants avaient été publiés auparavant et avaient beaucoup influencé les auteurs dans leur rédaction.

Lors des années qui suivirent, il y eut les deux grandes guerres mondiales, où la majorité des ressources des pays fut orientée vers les efforts de guerre. Il y eut donc peu de progrès sur les connaissances de la SP dans cette période.

Cela nous amène en 1945, où cette annonce fut publiée dans le New York Times : « Sclérose en plaques. Si quelqu’un en guérit, s.v.p. communiquez avec le patient. T272 Times ».

à suivre dans Histoire de la SP, 4e partie

 

 

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