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Le syndrome clinique isolé (SCI)

Il faut au moins deux poussées pour poser un diagnostic de sclérose en plaques. Après un seul épisode de symptômes neurologiques, on ne peut pas dire qu’il s’agit de la SP, alors on appelle cette première poussée un syndrome clinique isolé (SCI).

On peut définir le syndrome clinique isolé par une première apparition de symptômes semblables à ceux que l’on voit dans la SP, ce qui signifie un risque plus élevé d’avoir un diagnostic de sclérose en plaques dans l’avenir. La plupart du temps, l’imagerie par résonance magnétique (IRM) montre des lésions typiques de la maladie, mais à l’occasion, l’IRM est normale. Cet examen est très important et il permet de diminuer le temps d’attente avant d’avoir un diagnostic.

Pour que l’on puisse poser un diagnostic de SCI, les symptômes doivent être semblables à ceux que l’on observe parfois lors d’une poussée de SP : névrite optique (troubles visuels), engourdissements, myélite (inflammation de la moelle épinière). Le neurologue doit constater des signes tout aussi semblables à ceux d’une poussée lorsqu’il examine le patient. Au cours de cet épisode, la personne peut présenter un seul symptôme neurologique ou plus d’un à la fois. Par exemple, une sensation d’engourdissements et une névrite optique.

Il est important de retenir que lorsque l’on reçoit un diagnostic de SCI, on peut avoir ou non la sclérose en plaques dans le futur. Les études ont démontré que, lorsque le SCI est accompagné de lésions visibles à l’IRM qui sont semblables à celles que l’on observe en SP, le risque d’avoir un second épisode est plus élevé. Lorsque le SCI n’est pas accompagné de lésions typiques de la SP, le risque d’être atteint de sclérose en plaques demeure relativement faible.

Lorsque le risque de développer la SP est plus élevé, les neurologues prescrivent les mêmes médicaments que pour la sclérose en plaques, soit Avonex, Betaseron, Copaxone et Rebif. Ces traitements ralentissent l’évolution de la maladie et on sait aujourd’hui, grâce à des études cliniques, qu’ils peuvent retarder l’apparition d’une deuxième poussée et donc, le diagnostic définitif de SP.

Grâce à la recherche, on comprend maintenant de mieux en mieux la SP et le SCI. Les neurologues encouragent les gens qui reçoivent un diagnostic de SCI à poursuivre leur vie le plus normalement possible et à être attentifs à leurs symptômes présents ou à ceux qui pourraient apparaître. Ils peuvent ainsi mieux supporter les personnes qui en sont atteintes.

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