Tout sur la SP        

 

Mythes et idées fausses au sujet de la SP

Pourquoi y a-t-il tellement d’idées fausses au sujet de la SP? Cela peut s’expliquer par plusieurs raisons. Nous ne connaissons pas encore les causes exactes de la maladie. Par ailleurs, il n’existe aucun moyen d’en guérir à ce jour. Tout le monde est à l’affût, à la recherche de solutions à la SP, et les nouvelles circulent vite. Lorsqu’une maladie comporte des mystères et que bien des questions demeurent sans réponse, tout le monde y va de sa propre théorie.

La SP est très complexe notamment parce qu’elle évolue différemment d’une personne à l’autre et que ses symptômes sont variés. Il arrive même que la maladie demeure silencieuse pendant plusieurs années, et on peut alors être tenté de se croire guéri. Certaines personnes attribueront un tel « miracle » à un changement dans leurs habitudes de vie (manger mieux par exemple), alors qu’il s’agit en fait d’une rémission. C’est donc le cours naturel de la maladie et non pas une guérison. Si on pouvait prévoir l’évolution de la SP, les choses seraient plus simples qu’elles ne le sont en réalité, mais ce n’est pas le cas.

Il y a aussi la façon dont les journalistes de la télévision et des journaux font leur travail. Certains préfèrent donner la partie de l’information qui intéressera le plus les gens. Tu as peut-être déjà entendu parler de la découverte d’un remède contre la SP à la télé ou dans les journaux sans que cela se concrétise. La recherche médicale suit un processus qui débute par des expériences en laboratoire, se poursuit par des études sur les animaux, puis aboutit à des essais cliniques réalisés auprès d’un petit nombre de personnes. Seul un traitement dont l’efficacité a été démontrée à toutes ces étapes pourra être testé sur un grand nombre de gens. Les journalistes vont parfois parler de la découverte d’un traitement alors que celui-ci n’a été testé qu’en laboratoire ou sur des souris, et qu’il reste plusieurs étapes avant que les gens puissent y avoir accès. Il faut savoir que de nombreux médicaments se sont montrés efficaces chez la souris, mais pas chez l’humain. Les journalistes ne diffusent pas toujours cette partie de l’information qui est pourtant très importante.

Souvent, nous oublions de remettre en question les messages et de nous interroger à propos de ceux qui les transmettent. Pour bien évaluer l’information, il est bon de se poser les questions suivantes : Qui? Quoi? Quand?

Qui? Est-ce que le message provient d’une source sûre, a-t-il été approuvé par un professionnel de la santé? Si non, on ne peut pas s’y fier.


Quoi? L’information est-elle complète? Si elle ne l’est pas, il vaut mieux en vérifier l’exactitude auprès d’un professionnel de la santé. Est-ce qu’on essaie de vendre un produit? Si oui, cette information n’est pas fiable. Le message semble-t-il trop beau pour être vrai? Si oui, il l’est certainement et on ne peut s’y fier.


Quand? Cette information est-elle récente et à jour?

Internet : un territoire à explorer avec prudence

Il faut redoubler de prudence à propos de l’information trouvée sur Internet et, avant tout, on doit en vérifier la source. La plus grande difficulté engendrée par Internet est que l’information provient souvent « de nulle part ». On ne sait pas toujours précisément qui affiche l’information, ni pourquoi. Internet est souvent le premier recours des personnes qui ont besoin de s’informer. Pourtant, de nombreux sites Web manquent de sérieux, de fiabilité, quand l’information qu’ils diffusent n’est pas carrément mensongère. Quand on consulte un site Internet, il faut toujours chercher à savoir qui est l’auteur de son contenu et vérifier ses compétences. Méfie-toi des sites Web qui semblent promouvoir un produit, faire valoir une opinion, ou qui donnent des informations dont on n’a jamais entendu parler ailleurs.

Sur Internet, l’information semble parfois vraie alors qu’elle ne l’est pas. L’an dernier, une vidéo a circulé partout dans le monde. On y voyait clairement un enfant se faire enlever par un aigle. Cette vidéo a rendu bien des parents nerveux puisqu’elle semblait crédible. Pourtant, il s’agissait d’un canular, d’un trucage.

Les astronomes de l’Égypte ancienne étaient d’avis que le soleil tournait autour de la Terre. Les faits qu’ils avançaient ont été perçus comme véridiques pendant deux millénaires, jusqu’à ce qu’il soit démontré qu’ils étaient faux. La SP suscite un large éventail de fausses perceptions dont certaines comportent un brin de vérité alors que d’autres n’ont aucun fondement. Voici quelques exemples de mythes qui entourent la sclérose en plaques.


Toutes les personnes qui ont la SP sont en fauteuil roulant : FAUX!

Nombreux sont ceux qui croient à tort que les personnes atteintes de SP ont toutes besoin d’un fauteuil roulant pour se déplacer. Certaines d’entre elles utiliseront effectivement un fauteuil roulant un jour. Cette idée fausse a donc un fond de vérité. D’autres personnes qui ont la SP éprouvent uniquement des symptômes invisibles et auront souvent tendance à ne pas dévoiler leur diagnostic. Comme le fait qu’elles ont la SP n’est pas perceptible, on ne sait pas qu’elles en sont atteintes. Ce sont donc les personnes qui utilisent un fauteuil roulant qu’on remarque le plus, et c’est pourquoi on associe SP et fauteuil roulant.

Le régime alimentaire est l’une des causes de la SP : FAUX!

Il n’y a aucune raison de croire qu’il existe un lien de cause à effet entre l’alimentation et la SP. Comme c’est le cas pour tout le monde, il est recommandé aux personnes ayant la SP d'avoir une alimentation saine et équilibrée. Aucun aliment en particulier n'est déconseillé ni recommandé.

Les personnes qui ont la SP ne devraient pas travailler, car le stress lié au travail aggrave la maladie : FAUX!

Il n’y a pas de preuve scientifique démontrant que le stress normal du quotidien augmente le risque d’avoir une poussée de SP. Par contre, il arrive que des personnes doivent s’absenter du travail à cause d’une poussée ou d’un symptôme tel que la fatigue. Il importe de démystifier les idées fausses sur la SP pour que les gens la comprennent mieux.

 

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