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Pourquoi mon parent prend-t-il des médicaments?

 

Beaucoup de personnes ayant la SP prennent des médicaments qui sont répartis en 3 catégories selon leur usage : pour soulager les symptômes, pour ralentir la progression de la SP (réduire le nombre de poussées) et pour diminuer la durée d'une poussée. Comme tu le sais, la maladie est différente pour chaque personne, donc certaines ne suivent aucun traitement alors que d'autres en suivent un ou plus d'un.

Ton parent a-t-il des symptômes qui le dérangent et qui sont présents presque tout le temps? Il suit peut-être un traitement, car il en existe pour soulager plusieurs symptômes de la SP : fatigue, spasticité, douleur, etc. Ceux-ci agissent directement sur un symptôme en particulier, mais n'ont pas d'effet sur la maladie comme telle.

Depuis les années 90, quatre traitements (Avonex, Betaseron, Copaxone et Rebif) sont disponibles au Québec et ailleurs pour diminuer le nombre de poussées et leur sévérité et aussi pour en raccourcir la durée. Ce sont des injections (piqûres) que les gens se donnent eux-mêmes à la maison. Un cinquième est disponible depuis 2009 (Extavia), qui est semblable au Betaseron. Un sixième est sur le marché depuis 2006 et est différent des autres (Tysabri) : il est prescrit lorsque la maladie est active ou que les autres traitements ne fonctionnent pas, ou lorsqu'ils causent trop d'effets secondaires. Il y a donc 6 traitements pour ralentir la progression de la SP.

Lorsqu'une personne a une grosse poussée, il arrive qu'on lui prescrive un médicament donné à l'hôpital par intraveineuse (dans la veine) ou encore sous forme de comprimés (pilules) à prendre à la maison. Ce sont des traitements de courte durée, pendant 3 à 5 jours. Ils ont comme résultat de diminuer la durée de la poussée, ce qui permet de récupérer plus vite. On ne peut malheureusement pas en recevoir trop souvent, car il y a des effets secondaires.

Le rôle du neurologue est de faire tout ce qu'il peut pour que son patient se porte mieux. Il doit juger si donner tel ou tel médicament fera une différence significative pour la personne qui a la SP. En premier lieu, il vérifie si elle répond aux critères pour suivre un traitement ralentissant la progression de la SP; elle doit notamment avoir la forme cyclique (poussées-rémissions). Il en discute avec elle et s'il y a lieu, ils font ensemble le choix parmi les médicaments disponibles.

Ensuite, si elle a des symptômes qui l'empêchent de faire ses activités, le neurologue tente de trouver des façons de les réduire. Lors d'une poussée, il va juger s'il serait mieux pour elle de prendre un médicament.

Le neurologue doit faire tout cela en tenant compte de l'état de santé général de la personne, des effets secondaires des médicaments et des interactions médicamenteuses. On ne peut pas prescrire n'importe quel produit, car certains ne peuvent pas être pris ensemble.

Si ton parent suit un traitement, c'est donc pour l'un ou l'autre des trois usages afin d’aller le mieux possible. Les professionnels de la santé sont là pour l'aider à atteindre cet objectif.

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