Tout sur la SP        

 

La recherche autour du monde

 

La SP touche près de 2,5 millions de personnes dans le monde. L’Europe et l’Amérique du Nord présentent les plus hauts taux de prévalence (nombre de personnes touchées par région), mais presque toutes les autres parties du globe sont aussi peuplées de personnes atteintes de SP. La SP est donc un enjeu de santé mondiale et c’est pourquoi des chercheurs de partout sur la planète s’efforcent de mieux comprendre la maladie. Ils tentent de trouver des solutions en développant de nouveaux traitements contre la SP et en soulageant ses symptômes.

Voici quelques chercheurs qui travaillent dans d’autres pays pour faire avancer nos connaissances sur la SP.

Le Dr Antonio Uccelli, de l’Université de Gênes, en Italie, travaille sur la capacité des cellules souches à réparer les lésions causées par la SP. Plus précisément, des cellules souches de la moelle osseuse sont prélevées sur la personne, puis on les transplante par perfusion en espérant que ces cellules favorisent la réparation des lésions de SP. Cette technique s’est avérée sans risque avec des maladies du sang, et jusqu’à un certain point, chez les personnes atteintes de SP. Quant à l’efficacité sur les lésions, les résultats à ce jour ne sont pas clairs, mais le Dr Uccelli croit que nous aurons une meilleure idée avec les résultats de ses travaux expérimentaux. Ses recherches incluront des personnes atteintes de formes progressives. Le Dr Mark Freedman, de l’Hôpital d’Ottawa, collaborera à cette recherche car il travaille avec les cellules souches depuis plus de 10 ans, ici au Canada.

Un autre chercheur génois, le Dr Giampaolo Brichetto, s’est intéressé aux problèmes d’équilibre avec une approche pour le moins surprenante. Avec 36 personnes atteintes de SP (séparées en 2 groupes), il a comparé un programme de réadaptation traditionnelle avec des exercices effectués au moyen du panneau d’équilibre de la Wii, de Nintendo. Les deux groupes ont amélioré leur mobilité et diminué leur niveau de fatigue. En revanche, les personnes qui ont utilisé le panneau d’équilibre de la Wii ont significativement amélioré leur équilibre et leur stabilité, et ce, même les yeux fermés.

À l’Université de Vienne, en Autriche, le Dr Josa Frisher et ses collaborateurs ont découvert que les formes progressives de SP entraînent aussi de l’inflammation des axones (fibres nerveuses), contrairement à ce que l’on pensait depuis plusieurs années. Le Dr Frisher a observé dans ses travaux de recherche que les axones ont de l’inflammation en même temps qu’ils s’endommagent. Auparavant, on croyait que l’inflammation arrivait en premier et qu’ensuite apparaissait la dégénérescence des axones. Cette information est importante car elle pourrait amener de nouveaux traitements pour les formes progressives de SP, qui ont peu ou pas de traitement pour ralentir leur évolution.

En janvier dernier, les Drs Michael Chao et Georges Ebers, de l’Université d’Oxford, en Angleterre, ont peut-être trouvé un indice expliquant pourquoi il y a plus de femmes que d’hommes atteints de SP. Nous savons déjà que l’aspect génétique joue un rôle dans l’apparition de la SP. À ce jour, une douzaine de variations de gènes sont maintenant reliés à la SP. Les Drs Chao et Ebers ont découvert que l’un d’entre eux, le gène HLA-DRB1*15, se transmet plus facilement chez les femmes que chez les hommes dans une même famille. Pour parvenir à cette découverte, ils ont examiné les gènes de 1 055 familles, soit 7 093 personnes, dont 2 127 étant atteintes de SP. Cette nouvelle donnée devra être confirmée par d’autres équipes de recherche et ajoutera peut-être une pièce au casse-tête des causes de la SP.

En conclusion, il ne faut pas oublier qu’il y a près de 150 protocoles de recherche qui se déroulent dans le monde dans le but d’apporter de nouvelles découvertes sur la SP. On comprend de mieux en mieux la maladie et ses causes possibles, mais elle demeure mystérieuse sur plusieurs aspects.

De plus, il est très rare qu’une nouvelle connaissance en médecine survienne après seulement une étude scientifique. C’est plutôt les savoirs de plusieurs études qui, additionnés, nous permettent de dégager de nouvelles connaissances dans le but d’améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de SP.

 

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