Tout sur la SP        

 

Recherche et traitements

 

Annonce des premiers résultats de phase III de l'Alemtuzumab

Des résultats préliminaires démontrent que l'Alemtuzumab réduit le nombre de poussées et qu'il y a moins d'effets secondaires graves observés si l’on compare à la phase d'étude précédente. Cependant, près de 20 % des personnes ayant reçu l'Alemtuzumab ont présenté des désordres de la glande thyroïde. Ces données laissent croire que bien que ce médicament expérimental semble très efficace contre les poussées, il pourrait causer des effets secondaires importants. D'autres résultats de cette recherche sont attendus plus tard cette année.


La demande d'approbation de la Cladribine est abandonnée

Récemment, une nouvelle surprenante a été publiée : une compagnie pharmaceutique a retiré sa demande adressée au gouvernement pour faire approuver son médicament, développé après plusieurs années de travail. Il est très difficile pour une compagnie de franchir toutes les étapes de recherche avant de pouvoir vendre un médicament. Ce processus prend souvent près de 10 ans et coûte plusieurs millions de dollars. Dans le cas de la Cladribine, le médicament avait franchi toutes ces étapes, mais certaines questions de sécurité ne trouvaient pas de réponse satisfaisante selon les autorités de Santé Canada et de la Food & Drug Association (FDA) aux États-Unis. Ces deux organismes de contrôle des médicaments demandaient plus d'études pour mieux comprendre les risques reliés à l'utilisation de la Cladribine. La compagnie qui la produit a décidé d'abandonner les recherches sur le médicament en disant qu'elle ne croyait pas que de nouvelles données allaient faire changer d'idée la FDA et Santé Canada.


Dernières nouvelles sur les travaux expérimentaux sur l'IVCC

Les Instituts de recherche en santé du Canada ont annoncé qu'ils allaient financer une étude clinique sur le traitement de l'insuffisance veineuse céphalorachidienne chronique (IVCC) et la SP. L’IVCC est un rétrécissement des veines du cou et de la tête. Le Dr Alain Beaudet, directeur des Instituts, a expliqué que les études, à ce jour, ne permettaient pas de tirer des conclusions claires sur le lien entre l'IVCC et la SP, mais qu'il y avait suffisamment de données pour pousser plus loin les recherches. Il s'attend à ce que la recherche débute au début de l’année prochaine. Il est possible d'en savoir plus en consultant le site ivccsp.ca.

Le Dr Robert Zivadinov, du Centre de neuro-imagerie de l'Université de Buffalo, a présenté les résultats préliminaires de sa vaste étude sur l'IVCC et la SP qu'il a débutée il y a plus de 2 ans. Il a observé que les personnes atteintes de SP présentent plus de problèmes veineux que les personnes en santé, mais que ces dernières ont aussi des rétrécissements veineux. Ce problème de veine n'est donc pas uniquement observé chez les personnes atteintes de SP. Le
Dr Zivadinov a aussi noté que plus la maladie est avancée, plus il y a de probabilités d'observer ces problèmes veineux. Ils sont plus souvent présents après quelques années d’évolution de la maladie et il n'y aurait donc probablement pas de lien de cause à effet entre l'IVCC et la SP. Lors d'une présentation qu'il a faite en juin dernier à un congrès de spécialistes en SP, le
Dr Zivadinov a expliqué que ses travaux démontrent que l'IVCC n'est pas la cause de la SP, mais pourrait tout de même être un facteur de risque, tout comme la vitamine D ou le virus Epstein-Barr.

Nouvelles de dernière heure sur la recherche

Une équipe de chercheurs d’Angleterre a découvert comment stimuler la production d’interférons bêta par l’organisme. Les interférons bêta sont à la base des premiers médicaments offerts pour ralentir la maladie, soit Avonex, Betaseron, Extavia et Rebif, qui sont tous administrés par injection. Grâce à cette découverte, on pense qu’il serait possible de développer un médicament qui augmenterait la production naturelle d’interférons bêta, ce qui pourrait être aussi efficace, ou peut-être plus efficace que les injections que nous connaissons aujourd’hui. Ces travaux prendront plusieurs années, mais c’est une piste très intéressante.

Les résultats de la plus vaste étude portant sur les liens génétiques de la SP ont été publiés au début du mois d’août. Une collaboration de plusieurs scientifiques a permis d’observer tous les gènes de 10 000 personnes atteintes de SP et de 17 000 personnes non atteintes de SP pour faire une comparaison. Il en est ressorti qu’il y a 52 variations génétiques chez les personnes atteintes de SP. Une des conclusions les plus importantes est que la majorité des gènes impliqués dans la SP sont reliés au système immunitaire, et plus particulièrement à la fonction des lymphocytes T. On sait depuis longtemps que ces lymphocytes T participent à l’attaque de la myéline dans la SP. Cela confirme la nature auto-immunitaire de la SP.

Aux États-Unis, on testera le Tysabri (médicament modifiant l’évolution de la SP de forme cyclique) chez les personnes atteintes de la forme progressive secondaire. Il y a très peu de choix de traitements pour ce type de SP. On espère que le Tysabri démontrera des bienfaits pour ce type de sclérose en plaques. Des résultats sont attendus dans 2 ou 3 ans.

 

Plan du site
© Société canadienne de la sclérose en plaques (Division du Québec) 2011