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Comment choisir un traitement contre la SP

Il y a maintenant dix options de traitements pour ralentir la progression de la forme cyclique (poussées-rémissions) de la sclérose en plaques. Certains sont aussi utilisés pour la forme progressive secondaire avec poussées. Les neurologues spécialisés en SP estiment qu’il est important de commencer un traitement tôt dans le cours de la maladie. Ce sujet sera donc abordé très rapidement par le neurologue après le diagnostic. La personne devra dire au neurologue si elle souhaite ou non recevoir un traitement contre la SP. Si oui, elle participera au choix du médicament.

La SP évolue différemment d’une personne à l’autre, c’est pourquoi le choix du traitement est personnel. La première étape est de se renseigner sur les différentes options et leurs caractéristiques. Il y a cinq médicaments qui se donnent par injection à la maison (Avonex, Betaseron, Copaxone, Extavia et Rebif). C’est une infirmière qui enseigne comment faire les injections. Deux autres médicamenst se donnent par perfusion dans une clinique spécialisée (Tysabri et Lemtrada), et trois autres médicaments sont sous forme de pilule (Gilenya, Tecfidera et Aubagio).

Aucun de ces médicaments n’est parfait. Ils ne guérissent pas la SP, mais peuvent réduire la fréquence des poussées. Les études ont démontré que les personnes qui les prennent ont moins de lésions et que celles-ci sont plus petites. De plus, tous les médicaments, peuvent avoir des effets indésirables.


Pour prendre une bonne décision, il faut tenir compte de différents facteurs, par exemple le style de vie et les préférences. Pour t’aider à comprendre, visualise une balance où l’on dispose, d’un côté, les points négatifs, et de l’autre, les points positifs. Quel médicament serait plus facile à prendre et demanderait de faire le moins de changements à son mode de vie? Quels sont les effets secondaires potentiels de chaque médicament et quelle est leur efficacité possible? La maladie évolue-t-elle lentement ou rapidement? La personne a-t-elle fait plusieurs poussées? Accepte-t-elle de se faire des injections?

Comme le sujet est compliqué et qu’il y a plusieurs options, il faut avoir une discussion avec un neurologue ou une infirmière spécialisée en SP. De plus, ces médicaments doivent être pris pendant plusieurs années, alors ça vaut la peine de penser à la meilleure option.

Par la suite, on doit évaluer et surveiller étroitement la réponse au traitement. Il arrive qu’une personne ne réponde pas bien à un traitement ou encore qu’elle ait des effets secondaires trop importants. Elle pourra alors envisager avec son neurologue un changement de médicament.

Il y a maintenant plusieurs options dans le coffre à outils que les neurologues utilisent contre la SP. Bonne nouvelle, d’autres s’y ajouteront dans les prochaines années.


 

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