Tout sur la SP        

 

Les formes progressives de SP

Les symptômes de la sclérose en plaques, leur gravité et l’évolution de la maladie sont très variables d’une personne à l’autre. Il faut donc éviter de comparer les personnes qui ont la SP entre elles. On peut quand même toutefois dire qu’en général, la sclérose en plaques peut évoluer de deux façons : par poussées et rémissions ou de façon progressive.

On s’entend actuellement pour dire que la SP commence principalement par des lésions sur la myéline et par la présence de poussées et de rémissions. C’est ce qu’on appelle la SP cyclique. Dans cette forme de la maladie, la myéline peut être réparée par l’organisme, surtout au début de la maladie, ce qui expliquerait les périodes de rémission.

La forme progressive secondaire de SP, elle, apparaît à la suite de la SP cyclique. Avec le temps, on s’aperçoit que les mécanismes de réparation ne sont plus efficaces, que les poussées et les rémissions se font moins évidentes ou même qu’il n’y a plus de rémission et que la maladie évolue de façon continue, plus ou moins rapidement.

 

 

 

La forme progressive primaire de SP, quant à elle, ne suit pas la SP cyclique. Chez certaines personnes, cette forme de la maladie se présente dès le début. La SP progressive primaire ne comporte généralement pas de rémission. Elle évolue dès son apparition, de façon continue, plus ou moins rapidement. Elle peut se stabiliser pendant un certain temps, et on peut même voir une amélioration passagère à l’occasion. Environ 10 % des personnes touchées par la SP présentent cette forme de la maladie.

 


Ainsi, chez les personnes atteintes de SP, des poussées occasionnelles, de légères améliorations et même des périodes de stabilité peuvent survenir.

Il n’y a aucun test pour déterminer la forme de SP dont quelqu’un est atteint, mais certains indices permettent à un neurologue de savoir que son patient est en phase progressive. L’un de ces indices est la diminution de l’inflammation de la myéline sur les photos du cerveau prises à l’aide de l’imagerie par résonance magnétique (IRM). Une aggravation des symptômes ou une réduction de l’efficacité des médicaments peuvent aussi être des indices pour le neurologue, car les médicaments ne fonctionnent pas chez les personnes qui sont atteintes d’une SP progressive. Le neurologue peut également savoir de quelle forme de SP son patient est atteint en se servant de l’information que le patient lui donne et en analysant les résultats de l’examen neurologique (tests dans le bureau du neurologue).

Il est très encourageant de constater que l’utilisation des traitements chez les personnes ayant une forme cyclique de SP retarde l’arrivée de la forme progressive secondaire de cette maladie. Par contre, à l’heure actuelle, les personnes atteintes de SP qui n’ont pas de poussées n’ont aucune option de traitement. Les scientifiques affirment qu’il est essentiel de poursuivre la recherche pour mieux comprendre les formes progressives de SP. C'est pourquoi la Société canadienne de la sclérose en plaques et la Fondation pour la recherche scientifique sur la sclérose en plaques ont décidé d’investir 3,6 millions de dollars dans la recherche sur les formes progressives de cette maladie. Ce sont deux chercheurs de Montréal et un de Toronto qui ont obtenu cette subvention et qui réaliseront ces travaux de recherche prometteurs.

Il y a plusieurs essais cliniques en cours qui pourraient aussi nous fournir des armes contre la SP progressive. Par exemple, on étudie actuellement les cellules souches parce qu’on pense qu’elles pourraient être utiles dans le traitement de toutes les formes de SP. Quelques médicaments sont aussi à l’étude en lien avec les formes progressives de SP. Des chercheurs concentrent également leurs travaux de recherche sur la régénération, dans l’espoir de réussir à atteindre l’objectif ultime de reconstruire les tissus endommagés du système nerveux central.

Ainsi, comme tu peux le constater, il est vrai que les formes de SP progressive représentent tout un défi pour les chercheurs. Mais ceux-ci poursuivent leurs travaux. Nous avons donc toutes les raisons de garder espoir et de croire qu’ils réussiront à résoudre le casse-

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