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L'imagerie par résonance magnétique

L’imagerie par résonance magnétique (IRM) est un examen très important pour la confirmation du diagnostic de sclérose en plaques et le suivi de cette maladie. Cet examen peut aussi servir à découvrir la cause d’une multitude de symptômes tels que des maux de tête ou une diminution de l’audition. Elle est utilisée depuis déjà 20 ans.

L’IRM est très sûre et efficace. Elle utilise de puissants aimants pour obtenir des images à deux ou à trois dimensions du cerveau (2D, 3D). L’appareil prend des photos du cerveau par tranche. On peut donc y voir les lésions qui sont à l’intérieur. Il est relié à un ordinateur qui enregistre les images. Ce sont ces images qui sont lues par les radiologistes, qui transmettent ensuite les résultats au neurologue ou au médecin. Information importante : passer cet examen ne cause pas de douleur.

L’appareil a l’aspect d’un grand tunnel où la personne s’allonge. La partie du corps examinée doit être au centre du tunnel. On ne doit pas bouger pendant l’examen. Si on bouge trop, cela peut causer des erreurs et peut embrouiller les images.


Comment procède-t-on pour un examen par IRM? Le personnel de la clinique demande à la personne qui passe l’examen de porter une jaquette d’hôpital et d’enlever tout vêtement contenant des métaux (fermeture éclair par exemple). Certains métaux peuvent rendre les images moins lisibles et moins claires. Comme l’appareil contient de puissants aimants, les stylos, canifs, lunettes et autres objets pourraient voler ou flotter à travers la salle d’examen et causer des blessures.

On peut parfois utiliser un colorant, qui sera injecté dans la main de la personne qui passe l’examen et qui voyagera dans le corps. Ce colorant permet de mieux voir les nouvelles lésions.

Pendant l’examen, la personne qui fait fonctionner la machine assure une surveillance à partir de la salle voisine. L’examen dure de 30 à 60 minutes, mais cela peut parfois prendre plus d’une heure. Il est possible de communiquer avec le personnel par l’intercom à tout moment durant l’examen (si on a un problème ou en cas de malaise, par exemple).

À ce jour, l’IRM n’a jamais causé d’effet secondaire relié aux aimants. Le colorant parfois utilisé est sécuritaire.

L’IRM est aussi utile pour la recherche. En fait, grâce à elle, la recherche sur la sclérose en plaques avance beaucoup plus rapidement qu’auparavant. Elle permet aussi de mesurer de façon plus précise qu’autrefois les bienfaits des médicaments dans le cadre d’essais cliniques. Par exemple, on peut voir par les photos du cerveau si de nouvelles lésions se sont ajoutées. S’il n’y en a pas, on peut penser que le médicament à l’étude est efficace.

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