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Les médecines complémentaires et parallèles

La médecine traditionnelle se base sur des faits établis par la méthode scientifique. Après avoir testé des traitements lors d’études, on se base sur les résultats pour voir si un traitement fonctionne. Grâce à ces preuves scientifiques, les médecins déterminent la façon de le prescrire et à quels patients il est destiné. On a ainsi pu savoir que les médicaments modifiant l’évolution de la SP fonctionnaient pour les personnes ayant des poussées.

Certains problèmes de santé n’ont pas encore de traitements, car aucune étude n’a pu démontrer qu’il pouvait les traiter. Les personnes ne trouvant aucune solution avec la médecine traditionnelle se tournent parfois vers d’autres types de traitements offerts par les médecines complémentaires et parallèles.

On parle de médecine complémentaire lorsque des traitements sont pris en plus des traitements traditionnels. On parle de médecine parallèle lorsque le traitement est pris seul sans traitement prescrit par un médecin. Par exemple, certaines douleurs de la SP ne peuvent être diminuées par des médicaments. L’acupuncture et la méditation apportent chez certaines personnes un soulagement de ces douleurs. Par contre, si on tente d’expliquer ses bienfaits, nous n’arrivons pas à des réponses satisfaisantes du point de vue scientifique. Ces traitements sont alors considérés comme parallèles, car ils remplacent ceux de la médecine traditionnelle.

Il est surprenant de constater qu’il existe une multitude de traitements complémentaires et parallèles offerts partout dans le monde. Parmi ceux-ci, il y en a des bons et des moins bons, certains conseillés avec la SP et d’autres qu’il est préférable d’éviter. Pour faire un bon choix, il est important de se poser les bonnes questions, car ces traitements n’ont pas tous été étudiés de manière scientifique et il est difficile de se faire une idée claire sur leurs effets et leurs bénéfices.

Par exemple, pour quels troubles est-il recommandé? Quels sont les bienfaits attendus? Existe-t-il des risques ou des effets secondaires connus liés à l’utilisation du traitement? Est-ce que les personnes atteintes de SP, devraient éviter d’utiliser ce produit? Certaines questions sont parfois difficiles à répondre. L’aide du pharmacien est souvent précieuse, surtout pour s’informer sur les interactions entre les médicaments. Il peut arriver qu’un traitement complémentaire augmente ou diminue l’effet d’un autre médicament, ce qui peut causer problème.

Il est essentiel d’en discuter avec son neurologue ou son infirmière SP. Certaines personnes hésitent à le faire, redoutant leur désaccord, mais étant les spécialistes de la SP, ils peuvent aider à prendre la bonne décision en lien avec un traitement complémentaire ou parallèle.

Près de la moitié des gens atteints de SP disent utiliser ou avoir utilisé les médecines complémentaires et parallèles. C’est donc très répandu et les spécialistes de la SP peuvent donner de bons conseils quant à leur usage.

L’important, lorsque l’on se tourne vers ces traitements complémentaires, est d’en ressentir un effet bénéfique. Si le traitement ne donne pas de résultats, on le cesse. S’il nous procure un bien-être sans créer de danger pour la santé, il devient un outil supplémentaire pour se sentir mieux.

Quelques traitements complémentaires ou alternatifs CONSEILLÉS en SP

  • Yoga et techniques de méditation
  • Thérapie par la musique
  • Taï-chi et exercices doux
  • Acupuncture et massothérapie
  • Vitamine D

Quelques traitements complémentaires ou alternatifs DÉCONSEILLÉS en SP

  • Échinacée
  • Sauna et autres techniques utilisant une chaleur intense
  • Venin d’abeilles

 

 

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