Mieux vivre avec la SP        

 

Comprendre la dépression

 

 

N’importe qui peut se sentir triste ou découragé, souvent à la suite d’une déception, de la perte d’un être cher ou de l’annonce d’une mauvaise nouvelle. Il s’agit alors d’une réaction normale, et la tristesse disparaît habituellement assez rapidement.

On pense à de belles choses, on s’entoure de gens qu’on aime ou l'on fait des activités agréables, et la bonne humeur revient peu à peu. Lorsque la déprime persiste plus de deux semaines, qu’elle est présente la plupart du temps et qu’elle est accompagnée d’autres symptômes, on parle alors de dépression.


Les principaux signes de la dépression sont une grande tristesse et de l’irritabilité, mais également la perte totale d’intérêt pour les activités qu’on trouve habituellement agréables. La dépression peut aussi provoquer des symptômes physiques comme une perte ou une augmentation de l’appétit, des troubles de la mémoire et de la concentration, des idées négatives, de l’épuise-ment, des troubles du sommeil, etc.

 

Les causes de la dépression sont encore mal connues. Si certaines épreuves (deuil, stress, maladie, etc.), peuvent parfois être à l’origine de cette maladie, on retrouve, comme pour la SP, une prédisposition génétique à la dépression, c’est-à-dire qu’il y en a plus dans certaines familles.

 

 

On croit aussi que des lésions dans le cerveau pourraient déclencher la dépression. Lorsqu’une personne est dépressive, son cerveau ne fonctionne pas de la même façon que d'habitude. Certains médi¬caments utilisés pour traiter la sclérose en plaques et ses symptômes peuvent également avoir un effet sur l’humeur.

 

Comme tu le sais, les symptômes de la SP sont différents d’une personne à l’autre. Ce ne sont donc pas toutes les personnes atteintes de SP qui vivent une période dépressive. Cependant, les personnes qui ont la SP ont plus de risque de faire une dépression que la population en général. Environ la moitié des personnes atteintes de SP feront une dépres¬sion au cours de leur vie. Dès que des signes de dépression apparais¬sent, une consultation médicale s’impose.

 

Les psychologues et les psychiatres sont des professionnels de la santé qui peuvent venir en aide aux personnes qui souffrent de dépression. Celle-ci peut être traitée grâce à des médicaments et à du soutien psychologique.

Souvent, l’entourage ne sait pas trop quoi faire. On essaie de remonter le moral, d’être gentil et amusant, mais on se rend compte que ça ne suffit pas à redonner le sourire à la personne qu’on aime.

 

 

Les médicaments ne guérissent pas instantanément, mais ils vont aider à chasser les émotions négatives, qui feront place à celles qui sont plus positives. Consulter un psychologue aide à comprendre pourquoi on ne va pas bien et à faire des changements dans notre vie pour pouvoir se sentir mieux. Demander de l’aide n’est jamais un signe de faiblesse.


Lorsqu’un de tes parents ne va pas bien, il y a des choses que tu peux faire pour toi en attendant qu’il se rétablisse. Tu peux en parler avec des personnes en qui tu as confiance. En effet, il n’est pas facile de voir qu’une personne qu’on aime va moins bien qu’à l’habitude. Il se peut que tu aies des craintes et que tu ne saches pas comment réagir devant ses changements d’humeur. Si ton parent est triste, sois assuré que ce n’est pas ta faute. Tu n’es responsable ni de la maladie de ton parent ni des symptômes qu’il peut ressentir. Il est donc important que tu te confies et que tu parles de tes sentiments si ça t’inquiète ou que ça te rend triste. Ça t’aidera à te sentir mieux.

 

Il se peut aussi que tu t’ennuies du temps que vous passiez ensemble à faire certaines choses. Cependant, tu ne dois pas t’empêcher de continuer de faire les activités que tu aimes, même à l’extérieur de la maison, ni de voir tes amis.

 

Un jour, tu remarqueras que ton parent va mieux et tu verras que, peu à peu, les choses redeviendront comme avant. Il ne faut pas se décourager, mais rester positif!

 

En résumé :

- La dépression est une maladie qui se soigne.

- Il existe des médicaments et de l’aide.

- II ne faut pas hésiter à en parler.

- Ce n’est la faute de personne.

 

 

 


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